Une délégation de l’intersyndicale des employés de la SARA a été reçue cette semaine au Ministère de l’Outre-Mer. Une réunion sur la fixation des prix des carburants mais aussi sur l’avenir de la société de raffinerie.
C’est mardi matin que la délégation a été reçue rue Oudinot. Pas par la ministre mais par son directeur de cabinet.
A la sortie de la réunion, le porte-parole de l’intersyndicale Eric Rapon avait un avis partagé. « Il y a deux grands sujets qui nous préoccupent et qui mettent le personnel dans un état psychologique difficile », expliquait-il au micro de RCI.
Première source d’inquiétude : les actionnaires de la SARA qui ont décidé de ne pas réceptionner la prochaine cargaison de brut en juillet. L’intersyndicale a donc voulu savoir si l’Etat refusait réellement de rembourser. « Ils nous ont dit qu’il n’y avait aucune volonté en ce sens, que les contacts n’étaient pas coupés et que le remboursement se ferait sous peu ».
Un discours qui a rassuré la délégation. Mais c’est sur le deuxième point, le plus important pour les salariés, que l’incertitude plane toujours : l’avenir de la SARA. A cela, il n’y a pas eu de réponse concrète. L’Etat attend en fait la remise prévue le 22 juin prochain du rapport de l’Anact, l’Agence Nationale pour l’Amélioration des Conditions de Travail, dont les conclusions sur le dispositif global d’approvisionnement en carburant pour les Antilles-Guyane et la fixation des prix doivent permettre au gouvernement de prendre une décision.
Mais la réunion qui devait suivre la remise du rapport a déjà été repoussée par la Ministre de l’Outre-Mer. Selon Marie-Luce Penchard, le dossier est « trop sensible pour se précipiter ». Selon la Ministre, il faut d’abord que les exécutifs régionaux examinent le rapport qui sera rendu. « Il faut laisser le temps à ces exécutifs d’analyser ces conclusions, a affirmé Marie-Luce Penchard, il était donc plus raisonnable de ne pas précipiter le comité de pilotage et d’attendre la position des présidents des région.
J’aurais l’occasion d’en discuter avec eux et à ce moment, nous ferons connaître la position de l’Etat ». Pour la ministre encore, « toutes les assurances ont été données à l’intersyndicale » lors de la réunion avec son directeur de cabinet et « il n’y a plus de crispation dans ce dossier ». Les prochaines semaines le diront.
(photo : AD -reproduction interdite-)
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